Malgré les années, les cégétistes restent motivés pour défendre leurs causes.

Si l’on en croit Stéphane Hessel et Pierre Bergé, « Quand on cesse de s'indigner, c'est qu'on commence à vieillir. » De ce point de vue, les retraités CGT restent jeunes ! Leur assemblée générale n’est pas destinée à valider le rapport de l’année écoulée, ni les comptes de l’association. On discute ! Le secrétaire de section, qu’on n’appelle pas président, s’adresse aux adhérents : pendant presque une heure, Jean-Louis Masson dresse un bilan de la situation des retraités en France. « Nous sommes retraités mais actifs ! Avec des engagements divers : familiaux, associatifs, syndicaux, politiques … » Mais les gouvernements successifs ne tiennent pas compte de ces réalités, ni de l’intérêt de maintenir leur pouvoir d’achat, malgré leur rôle important de consommateurs et acteurs de la vie sociale. Puis, place aux interrogations, au débat. Plusieurs membres s’expriment sur des sujets touchant l’actualité : l’âge de la retraite, « passé discrètement de 62 à 63 ans, fin 2015 », la suppression programmée de l’AGFF (Association pour la gestion du fonds de financement de la retraite complémentaire) … Tous restent mobilisés, se tiennent au courant, réfléchissent, agissent avec les actifs pour défendre les intérêts de tous. Même si les sujets de réflexion reflètent de nouvelles préoccupations : retraites, complémentaires santé, maisons de retraite, dépendance et leur financement. Deux jeunes actifs présents rendent compte de ce qui se passe à RVI. « La vie de l’usine, ça nous intéresse », souligne un des retraités. Il reste encore largement de quoi se battre, pour ces vieux lions du syndicalisme.

Jean-Louis Masson : « C’est la bataille des idées, qu’on soit actif ou retraité. »

                 

                   

Le bureau : « Les retraités se mobilisent pas mal pour les manifestations », a relevé un actif.